RENNES MAURON EN TRAIN : Le Printemps du Train à GAËL SAMEDI 22 MARS
Rennes Mauron En train : l’association organise une marche festive à Gaël le samedi 22 mars 2025 à 11h00. Le…

Rennes Mauron En train : l’association organise une marche festive à Gaël le samedi 22 mars 2025 à 11h00.

Le Conseil d’Administration de RMET (association adhérente de l’AUTIV), invite les adhérent-e-s et toutes les personnes qui souhaitent le retour du train sur le territoire concerné à participer à cette marche festive, tout en rappelant l’historique des démarches déjà entreprises.

Cher(e)s adhérent(e)s de RMET,

Aujourd’hui, notre association est en passe d’atteindre les 400 adhérents. Par ce mail, avant de vous inviter à notre marche festive de Gael, je vous livre différentes informations qui vous permettrons je l’espère de pouvoir argumenter sur ce dossier et pourquoi pas de faire adhérer des voisins, des amis, des membres de votre famille. 

1) les relations de notre association avec les élus locaux 

 Depuis le début, nous travaillons en partenariat avec les 2 communautés de communes concernées « Saint-Méen/Montauban » et « Ploërmel Communautés ». C’est dans cette dynamique qu’une étude de faisabilité de 80 k€, confiée au cabinet Transamo a pu être menée, la Région Bretagne ayant également été partenaire dans son financement. 


Mi-décembre, une délégation du CA de RMET a rencontré des élus morbihannais de « Ploermel Communautés »(qui participent au Comité de pilotage de l’étude). Début février , nous avons fait la même chose côté COM COM de « St Meen Montauban ». Cette rencontre riche en échanges nous a rassuré sur l’intérêt porté par une partie de nos élus, visionnaires sur ce que serait notre territoire avec un TER qui circulerait à nouveau sur notre ligne.

Bien sur, nous avons fait part des arguments que je vais développer ci après. La question abordée fut également celle de l’impossibilité parait-il de faire circuler du Fret et du TER sur une voie unique (principalement entre La Broh et l’ancienne plateforme Easydis de Gaël). Nous leur avons donc présenté une ligne en Alsace aux mêmes caractéristiques que la nôtre à ceci prêt qu’elle a bénéficié d’importants travaux d’investissements pour y parvenir. Il s’agit de la ligne Molsheim / Obernai qui voit circuler 62 TER et 8 trains de Fret (pour la brasserie Kronenbourg) chaque jour de la semaine. Il est vrai que nous sommes en Bretagne et pas en Région Grand Est, mais donc « quand on veut… on peut « !

2) les résultats de l’étude : le potentiel voyageurs 

Le potentiel voyageurs est avéré (plus de 550 voyages journaliers pour nos 3 gares) et répond ainsi à une véritable attente de notre territoire pour son développement. Qui plus est, quand nous comparons les fréquentations des lignes régionales bretonnes existantes, appelées « ligne de dessertes fines » (voir ci-dessous) et les perspectives de notre ligne concernée par l’étude (et nous sommes bien conscients que ces données ne sont qu’une estimation donc un point de départ), les chiffres parlent d’eux-mêmes et viennent conforter nos prévisions.

Voici un tableau récapitulatif de la fréquentation et des travaux réalisés(ou à réaliser) sur les lignes TER de dessertes fines en Bretagne (ainsi que le coût rapporté au km) : on voit très bien que pour notre ligne les coûts envisagés sont fois 3,62 ou fois 5,44 par rapport aux chantiers habituels en BZH. Quant à la fréquentation estimée, notre ligne figure en tête !

LigneAnnée TravauxCoûts en M€KmCts M€/KmVoyages /ANAller Retour/Jourcoef d’aberration statistique
Guingamp/ Carhaix202772531,35885 0005

Guingamp/Paimpol201628360,77782 0006

Dinan/Lamballe202453401,32580 0005

Dinan/Dol202130281,07135 0008

Auray/Quiberon202755272,037150 000estival

Moyenne
47,6371,31388 0006

La Broh/Mauron Hypothèse 1?100 M€214 ,761150 00083,62du coût X du Km
La Broh/Mauron Hypothèse 2?150 M€217,142150 00085,44du coût X du Km

Si nous étions en région Occitanie, étude socio économique favorable = réouverture. Par exemple en ce moment Luchon / Montrejeau, bientôt Ales / Basseges …. En Grand Est: Nancy/ Contrexeville. Même en Normandie : Rouen / Louviers (pour 100 M€) …

3) les résultats de l’étude : le coût d’une réouverture

Comme vous pouvez le lire dans le tableau ci-dessus, nous nous interrogeons sur l’hypothèse financière qui s’élèverait à 100/150 millions d’euros. Nous sommes bien conscients qu’une telle somme est déraisonnable.

En avril 2024, les 2 COM COM ont écrit à la Région Bretagne pour demander plus d’explications sur ce montant très élevé des travaux car l’étude ne comportait aucun détail et les explications n’ont pas été délivrées le jour de la restitution de l’étude, la personne présente se contentant de répondre « je ne suis pas habilité pour vous répondre » !

Il faut de plus noter que l’étude Transamo aurait dû être rendue 6 mois plus tôt, seuls manquaient les chiffres des travaux qui se sont faits attendre : en résumé, attente des chiffres et retard de plusieurs mois, coût prohibitif sans précision (entre 100 et 150 M€- délai 15/20 ans) pour 21 km !

Cela a produit son effet chez les détracteurs du projet ainsi que du coté des élus qui étaient hésitants. L’entretien de notre ligne qui était réalisé par l’association Euréka chaque fin d’hiver sous forme de chantier d’insertion ne sera plus effectué à partir de cette année…Il est évident que les élus locaux ne connaissent pas le chemin de fer, et cela se comprend car ce sont des dossiers très techniques. Ils se reposent donc sur les chiffres annoncés, avec parfois un coté condescendant de leur vis à vis.

Ensuite, différentes rumeurs ont été colportées sur cette somme astronomique dont les Com Com auraient à en supporter 30%, et même chose concernant les coût de fonctionnement chiffrés à plus 2,5 M€ par an : bref, il devient URGENT d’obtenir des éléments de réponse de la Région Bretagne sinon cette étude de 80 000€ n’aura servie à rien.

Si on se réfère aux dernières lignes rénovées en Bretagne, le coût moyen au km est de 1,3 M€( tableau ci dessus) soit pour 21 km et des travaux annexes(12 PN, aiguillages+ signalisation en gare de La Brohiniere), vraisemblablement aux alentours de 40-50 M€. Si on étudie la répartition des financements des autres lignes rénovées en Bretagne , la Région, l’Etat * ( à condition d’une inscription au CPER – Contrat de Plan État Région 2027/2032), le Département et les COM COM participeraient au financement des travaux La Brohiniere / Mauron,  les 2 COM COM chacune sans dépasser 4% du total, soit ici maximum 2 M€ pour chacune des 2 concernées : on est bien loin des 50 M€ entendus ici ou là …..

* Bercy toujours hostile au ferroviaire, malgré un affichage nous expliquant le contraire. Il suffit d’étudier le CPER avenant Mobilités 2023/2027 : « l’Etat ne participe pas aux financement des réouvertures de lignes de DFT (desserte fine des territoires) », dixit Mme Borne aux préfets dans leur lettre de cadrage: les Régions de France et les collectivités locales restent bien seules a décider et financer de tels projets.

A ce jour, un an après la restitution de l’étude , les 2 COM COM n’ont toujours pas obtenu de RDV auprès de la Région Bretagne pour obtenir les explications de cette somme de 100/150 M€ !

Toujours au sujet du coût des travaux, coté RMET, nous avons sollicité en juin Paul MOLAC, Député et Conseiller Régional à Ploermel, pour une rencontre afin de lui présenter nos arguments qui l’ont convaincu. A l’issue de notre échange, il nous a conseillé d’organiser une rencontre entre Mr Quernez(1er VP Mobilités et Climat à la Région Bretagne) ainsi que les députés du territoire (lui-même et Claudia ROUAUX, également Conseillère Régionale) ainsi que les deux Présidents des Communautés de Communes, Philippe CHEVREL et Patrick LE DIFFON. Depuis le 11 juillet, notre courrier est parti à la Région Bretagne et nous n’avons toujours pas non plus obtenu de réponse à ce jour. 

4) les coûts de fonctionnements annuels : 

Concernant les coûts de fonctionnement, on a aussi entendu tout et son contraire : ces 2,5 M€ annuels seraient à la charge des 2 EPCI. Le TER Bretagne , c’est 110 M€ annuel de coût de fonctionnement à la charge de la Région.

Depuis sept 2024, si on prend l’exemple de Montauban ou Montfort , l’offre est passée de 18 à 24 AR par jour vers Rennes. A t on sollicité les 2 COM COM financièrement pour cette augmentation de l’offre ? Bien sur que non. Les deux COM COM financent elles tout au long de l’année l’offre TER dans leurs gares : non plus.

L’ambition de la Région est d’augmenter l’offre TER de 20 % d’ici 2030, 50 % d’ici 2035 et 93% d’ici 2040 : il y aura bien des financement de fléchés pour financer « ce saut d’offre ».

Alors à budget constant : peut être s’agira t’il de donner « un petit peu moins à ceux qui ont déjà beaucoup, ce qui paraîtra énorme à ceux qui aujourd’hui n’ont rien ! » ou alors il faut accepter d’assumer que chaque breton n’est pas traité de manière égale sur le territoire.

Ne passons pas à côté de cette opportunité de retrouver un transport de qualité.

5) Et chez nos voisins des Côtes d’Armor, cela se passe comment ??

« La gare de Broons est passée de 40 000 voyageurs en 2021 à 65 000 en 2023 tandis que, dans le même temps, Caulnes progressait de 50 000 à 85 000 voyageurs. Cette hausse s’explique sans doute par trois phénomènes conjugués : la compétitivité du train par rapport à la voiture en termes de coût, notamment quand le carburant dépassait 2 € le litre ; la saturation des grandes villes et leurs difficultés d’accès mais aussi la prise de conscience écologique plus importante aujourd’hui. » relatait Ouest France l’automne dernier.

En extrapolant avec les 150 000 voyages annuels prévus par l’étude Transamo pour nos 3 gares et compte tenu que vis à vis de Rennes en kilomètrage Caulnes = St Meen, Broons = Mauron / nombre d’habitants : on pourrait imaginer St Meen 70 000 , Gaël 30 000 et Mauron 50 000 voyages par an

6) envisageons l’avenir pour nos enfants : 

Aujourd’hui, les défis environnementaux qui s’imposent à nous nous obligent à trouver des solutions qui nécessitent un investissement certes parfois important mais indispensable à un avenir plus serein et plus pérenne pour les générations futures. Ainsi, les enjeux associés aux mobilités dans nos territoires ruraux et périphériques sont nombreux : sociaux compte tenu de la fragilité de certains publics, économiques en lien avec l’attractivité des territoires.

L’accès à l’emploi, aux études, aux soins médicaux, aux services publics ne peut plus continuer à être dégradé ni être un parcours du combattant. Les difficultés de déplacement, l’augmentation des prix des carburants, la pénurie des médecins, de spécialistes, la fermeture des classes dans les écoles des petites communes, participent au sentiment de déclassement d’une partie de la population.

La fermeture récente d’Easydis (plateforme Casino) et la suppression de 173 emplois à Gael ne font qu’aggraver une situation déjà fort délicate dans ce bassin de vie aux confins de 3 départements à une cinquantaine de kilomètres de Rennes, ou la fracture ville-campagne est déjà bien réelle. Sans cette ligne TER, notre territoire continuera à se paupériser inéluctablement, il en va de sa survie, vraiment.

Enfin, si la Bretagne doit accueillir 400 000 nouveaux habitants dans les 25 prochaines années, une partie d’entre eux apprécieraient certainement de vivre en Brocéliande plutôt que dans l’agglomération Rennaise si tant est que l’accès en soit facilité : les notaires du secteur le soulignent « là ou il y a une gare TER, l’attrait est décuplé »..

Ce territoire deviendrait attrayant pour les néo-ruraux comme pour les natifs qui pourraient conjuguer qualité de vie retrouvée et ne pas être condamnés à des déplacements 100% voiture.

7) L’heure est à la “MOBILISATION” !

Fort de tous ces constats:  nous vous convions à notre

« printemps du train » qui aura lieu à Gael le samedi 22 mars 2025 à 11h

Le Bagad de Montfort, suivi nous l’espérons des enfants des écoles, des élus, de la population et enfin d’un cheval et d’une calèche (pour les personnes ayant des difficultés pour parcourir celui-ci) clôturera le défilé qui se voudra festif et joyeux.

« Notre combat » a besoin de votre présence: faites venir avec vous votre famille, vos amis, vos voisins.

Plus nous serons nombreux, plus cela sera facile de légitimer celui-ci !

Les élus locaux et nationaux, la presse locale, régionale et nationale ont été conviés: c’est l’occasion de montrer à tous que notre territoire se bat pour préparer son avenir.

En espérant sincèrement vous avoir convaincu d’être à nos cotés samedi 22 mars à Gael,

Pour le CA de l’association RMET,

Le président Eric JOSSE

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